Las Vegas, la folle Sin City

On a longuement cherché comment vous décrire Las Vegas, par où l’aborder, quel angle emprunter, mais on s’est rendu à l’évidence que Vegas ne se décrit pas comme une ville normale, car Vegas ne se raconte pas, Vegas se vit. On vous épargnera donc un long bla-bla et une visite virtuelle des hôtels/mini-villes/parcs d’attractions. On se contentera de vous donner notre ressenti sur cette ville de tous les péchés.

Casino du New York-New York, Las Vegas, NV, USA

Las Vegas, pour la petite histoire, a été créé en 1855 par les mormons (s’ils savaient ce que c’est devenu…) en plein milieu du désert du Nevada. Elle compte près de deux millions d’habitants. La ville est bien plus que le Strip, cette grande allée où s’enchainent hôtels de luxe sur hôtels de luxe. La première chose qui nous vient à l’esprit en mettant les pieds ici est What The Fuck ?! On y est arrivé de nuit, après avoir traversé des déserts de longues heures durant. Petit à petit, le halo lumineux s’intensifie, on s’en approche. Au milieu de nulle part la ville émerge avec ses lumières aveuglantes. On s’y plonge en son cœur après avoir dépassé des zones résidentielles semblables à celles de n’importe quelle autre ville. Et là, même de nuit, le port des lunettes de soleil est de rigueur tant les néons sont puissants et omniprésents sur le Strip. On ne sait plus où donner de la tête. D’un coup d’un seul, on se sent comme des mômes devant l’entrée de Disney Land.

Pour se faire une idée de ce qui nous attend, on fera un bref aller-retour sur la grande allée où se côtoient hôtels et casions. On s’y baladera de jour comme de nuit pour y comparer les deux atmosphères, mais, bien évidemment, c’est le soir que la ville se pare de toute sa magie. À l’intérieur des hôtels, que l’on soit de jour ou de nuit, peu importe, tout est fait pour vous déconnecter de la réalité. Pas de fenêtre ni d’horloge, on y perd toute notion du temps. Les galeries intérieures sont de véritables œuvres d’art. Chaque hôtel y a développé son thème, New-York City, Paris, Venise, Rome. Pour peu d’être un grand naïf on s’y croirait presque.

On profitera des spectacles de son et lumière offerts par les casinos pour impressionner les promeneurs. Pour notre dernier soir on sort le grand jeu, hôtel 2 étoiles et demi avec presque baignoire et pas loin du Strip. Après deux nuits passées dans la voiture sur les parkings d’hôtels, on sort nos habits de lumière, Let’s Hit Vegas ! Petit cocktail sous le bras, comme des adolescents en quête de sensations fortes, on veut faire notre tournée d’adieu et faire sauter la banque. On rencontrera Batman et sa bande en route, Romain ne peut pas s’empêcher de demander une photo aux côtés du King et de Marylin. Pour rafler la mise, quoi de mieux que le Bellagio. Allons se la jouer Ocean Eleven. Bien évidemment on rasera la banque et partira en héros la tête haute. Pas de goudron ni de plumes pour nous.

On ne pouvait finir cet article sans vous évoquer la nourriture. À ce sujet, à l’image des Etats-Unis, la ville fait preuve d’une grande diversité. Du buffet de cantine aux restaurants étoilés de Robuchon en passant par les fast-foods ouverts jour et nuit, c’est un véritable grand écart culinaire. Durant notre séjour on « visitera » les différents buffets des prestigieux hôtels du Strip. Certains font peine à voir et sont d’une grande banalité ou d’autres, à l’image de celui du Caesar Palace pour ne pas le citer, sont tout simplement éblouissants, fabuleux, époustouflants. Fruits de mer, viande, fromage, sushi, tout est fait devant nos yeux par de véritables chefs. La prestation est magnifique. Rien que pour cela, on sait que l’on reviendra à Vegas. Avis aux futurs mariés, pour les enterrements de vie de jeune fille/garçon, on répond présent ! L’image du buffet hante encore nos esprits de mangeur de graines. Plus dans notre budget, on s’essayera à celui du centre-ville, sur Main Station. Le mal de ventre qui en suivra nous servira de leçon, on finira par dormir en boule dans notre deux mètres carré.

Art District, à quelques kilomètres de l’effervescence des casinos, est un quartier d’artistes où les galeries d’art se succèdent. On ira y discuter, voyage bien évidemment, avec quelques-uns d’entre eux. Ici c’est porte ouverte, non seulement ils exposent, mais ils peignent, sculptent, chantent et font de la musique. On est bien loin des lumières et de l’agitation des hôtels. Cette escapade, quoique brève, est une pause bien plaisante dans notre exploration de la ville. Fremont, plus au centre encore, est le quartier dit historique. L’ambiance y est beaucoup plus conviviale avec sa rue piétonne, ses bars à ciel ouvert et sa tyrolienne géante.

On vous parlait d’excès et du caractère hors norme de la ville, et bien ici tout est possible. Boire dans la rue, fumer dans les casinos, la ville n’a pas de limites et l’argent amassé est tel que ce sont les propriétaires de casinos qui dictent les lois. Un restaurant a même ouvert se vantant d’offrir  les burgers les plus caloriques du monde. On est servi par des « infirmières » et on y mange en tenue de patient. Si l’on dépasse les 350 livres, le repas nous est offert. L’exubérance de la ville à son paroxysme. Les chapelles y poussent comme des champignons, les mariages y sont présentés comme des menus de restaurants. Menu A mariage minute, menu B avec cérémonie, menu C, la crème de la crème, mariage célébré par Elvis lui-même ! Que de tentations…

On finira la visite par une sieste sur la plage du Caesar Palace en compagnie d’Annie, une ancienne collègue de travail d’Hélène maintenant régisseuse du spectacle de Céline, la seule et unique, que l’on n’aura malheureusement pas la chance de voir…

Âpres avoir fait un paquet de villes durant notre périple nord-américain, Vegas est celle qui nous aura le plus surpris et fasciné. De la à y rester plus d’une semaine, nous ne sauterons pas le pas, mais ce parc d’attractions pour adulte est addictif. On ne se lasse pas de passer d’hôtel en hôtel, d’univers si facilement. Le luxe gigantisme, poussé à son maximum. L’Utah et ses parcs nous appellent, il est temps de quitter ces lieux de perdition, de débauche.